Visé cède une partie de son territoire aux Pays-Bas

Une modification de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas est en cours de négociation, écrit La Libre Belgique jeudi 14 novembre. Le problème date de la rectification du cours de la Meuse dans les années 60-80. Par ces travaux, des bouts de presqu’île s’étaient retrouvés sur le territoire des Pays-Bas. La frontière fixée en 1843, ne correspond donc plus au lit du fleuve, le critère qui servait à l’époque pour délimiter la Belgique et les Pays-Bas. La nouvelle frontière devrait bientôt être présentée aux gouvernements et aux chambres des deux pays.

Publié le mercredi 20 novembre 2013

Dans l’accord qui est en train de se dessiner, la Belgique et la commune de Visé, en particulier, perdront environ 14 hectares d’une réserve naturelle logée sur une presqu’île de la Meuse.

Le bourgmestre de Visé, Marcel Neven, interrogé par la Libre Belgique, n’y voit pas d’inconvénient. "On perd quelque chose de beau mais, à notre époque, si on veut se promener de l’autre côté de la frontière, il n’y a aucun obstacle. Il est rationnel de dire que tout ce qui se trouve d’un côté d’une rive appartient à un pays et tout ce qui se trouve de l’autre appartient à un autre pays", estime-t-il.

Le site est classé par un arrêté royal de 1981 pour son intérêt esthétique et scientifique. Ce classement interdit par exemple d’y effectuer des travaux de terrassement, d’ériger de nouvelles constructions, de troubler les espèces animales, de déverser dans le cours d’eau des substances de nature à altérer la pureté des eaux, etc.

Attentive à ces évènements, la locale ECOLO de Visé a demandé à ses parlementaires de veiller à ce que le site continue de bénéficier de la même protection dans le cadre du droit néerlandais. Il d’autant plus nécessaire de le prévoir que le site borde la zone touristique de Oost-Maarland.