Philippe LAMBERTS, tête de liste ECOLO aux Européennes

Pourfendeur des banquiers

Philippe LAMBERTS est né en 1963 à Bruxelles. Il suit des études d’ingénieur (mathématiques appliquées) à l’Université Catholique de Louvain. De 1987 à 2009, il occupe différentes fonctions commerciales et managériales chez IBM. En juin 2009, il est élu pour un premier mandat comme eurodéputé.

Publié le mardi 19 novembre 2013

Sa carrière politique au sein du parti écologiste belge (Ecolo) commence en 1991. Il est membre du conseil communal d’Anderlecht pendant 12 ans (1995-2006). En 1999, il entre au Conseil de la Fédération Européenne des Partis Verts en tant que représentant d’Ecolo. En 2003 il entre au sein du comité exécutif de ce qui est alors devenu le Parti Vert Européen (PVE), avant d’en devenir son co-président. Son second mandat à la tête du PVE prendra fin en novembre 2012. En son sein, Philippe Lamberts aura piloté le travail sur le Green New Deal comme réponse des Verts européens à la crise globale.

Au Parlement Européen, Philippe concentre son travail sur les deux commissions parlementaires dont il est membre. Dans la commission des affaires économiques et monétaires (ECON), il s’occupe principalement des dossiers liés à la macroéconomie, la gouvernance économique et la régulation bancaire. Dans la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE), il se profile comme représentant des Verts sur les questions de recherche et d’innovation, ayant un intérêt particulier pour la politique industrielle et les PME. Il est aussi membre de la délégation parlementaire pour les relations avec la Chine, un pays qu’il considère comme partenaire crucial pour relever les défis du XXIe siècle.

ECOLO l’a désigné comme tête de liste pour les prochaines élections européennes. Son engagement et ses succès en matière de combat pour la régulation du système bancaire y est certainement pour quelque chose. En effet, on lui doit déjà le vote par le parlement européen de dispositions qui limitent le "bonus" des banquiers et traders à 100 % de leur rémunération de base, ainsi que l’obligation pour les banques de publier la liste de leurs filiales et succursales (notamment "offshore", dans des paradis fiscaux), leur chiffre d’affaires et le personnel y affecté.

À l’adresse http://pechesbancaires.eu/accueil.html, on trouve un document intitulé "Les sept péchés capitaux des banques", où sont dépeints succinctement, mais de manière précise, les défauts et excès du système bancaire actuel : mégalomanie, toxicomanie, perversion, vampirisme, cupidité, fourberie, et imprudence. Les solutions préconisées sont, dans l’ordre, : réduire la taille des banques, interdire les produits spéculatifs, séparer les métiers bancaires, limiter les aides aux banques, abolir les revenus excessifs, proscrire le recours aux paradis fiscaux, désendetter les banques. Je vous en recommande la lecture. On consultera avec intérêt les sites http://www.philippelamberts.eu/ et http://web4.ecolo.be/?_Philippe-Lamberts. Pol B.