L’opposition PS-ECOLO demande des comptes à la majorité et dénonce certaines pratiques

Un budget en déficit, 6 licenciements au sein du personnel, des contractuels qui passent en régime APE et les récents changements dans le règlement d’ordre intérieur font bondir l’opposition PS-Écolo.

Publié le vendredi 19 avril 2013

Pour la septième fois consécutive, le budget est en déficit. La situation est préoccupante à Visé. On licencie dans d’autres communes certes mais, ici, la raison est liée à ce budget qui est continuellement en déficit. Qui plus est, la majorité MR-CDh n’a pas daigné donner d’explication quant aux critères retenus pour déterminer les personnes qui n’étaient plus désirées dans leurs services. « Nous n’avons jamais de réponse à nos questions, nous devons toujours gratter pour avoir une information, » souligne l’opposition.

Pour ECOLO Visé, la majorité au conseil communal tente de museler l’opposition. En effet, le règlement d’ordre intérieur adopté au mois de février restreint le droit d’intervention des conseillers communaux. Ceux-ci ne sont plus autorisés à poser qu’une seule question écrite d’actualité au conseil (et maximum 4 par groupe politique) et les présidents des commissions ne peuvent plus les convoquer de leur propre chef. Qui plus est, sur décision de la majorité, Martial Mullenders, conseiller communal ECOLO, ne pourra plus être membre des différentes commissions communales. Ce recul démocratique est encore accentué par l’interprétation restrictive du ROI : les propositions soumises à l’ordre du jour qui n’aboutissent pas à des délibérations sont assimilées à des questions par la majorité MR- CDh.

Ne bénéficiant plus d’espace suffisant pour s’exprimer lors des conseils communaux, les groupes PS et ECOLO ont décidé de convoquer un conseil communal extraordinaire ce jeudi 18 avril.

Les conseillers de l’opposition ne se sont pas fait prier pour inscrire les (nombreux) sujets polémiques à l’ordre du jour. L’objectif est clair : aborder “tout ce qui ne va pas !”. “Nous dénonçons une dérive autoritaire de la majorité qui cherche à empêcher l’opposition de s’exprimer”, explique Martial Mullenders. L’ordre du jour du conseil de ce jeudi, soumis par l’opposition, suggère entre autres le recours au Crac (Centre régional d’aide aux communes) pour évaluer les pistes à suivre pour redresser les finances communales.