Conseil du 25 juin 2012

inondations à Visé et Trilogiport

Voici les 2 points qui ont été discutés au Conseil communal à ma demande ainsi que les réponses obtenues et mes commentaires :

Publié le mardi 3 juillet 2012

1. Ces dernières semaines, plusieurs orages ont entraîné des inondations dans de nombreuses maisons. Quel est le bilan de ces inondations ? Quelles sont les causes des différents problèmes rencontrés ? Quelles sont les mesures prises ? Quels sont les perspectives et les projets pour remédier à ces différents problèmes ou pour en réduire les impacts ?

Justification :

Des inondations se sont produites dans plusieurs rues de la commune suite aux orages qui ont frappé la région : rue Basse, Rue Porte de Souvré, Rue de la Fontaine, Avenue Général Bertrand, rue des Récollets, etc. Pouvons-nous obtenir pour chaque orage la liste des rues dans lesquelles des problèmes ont été constatés avec le nombre de bâtiments qui en ont été victimes, les différentes causes qui expliquent ces problèmes rue par rue, les solutions déjà apportées, les études décidées, les mesures programmées, les projets retenus ou envisagés, etc.

Réponse du Collège :

Chaque fois que les services sont informés d’un problème, ils recherchent la cause. Différentes interventions rapides sont alors menées ex enlever du béton séché dans l’égout de l’Avenue albert 1er , réparer un affaissement ponctuel Rue de Berneau … Une intervention avec robot a déjà été décidée pour couper les raccordements pénétrants qui obstruent les chambres de visite de la Rue de la Fontaine. Par ailleurs, la commune a fait appel à l’AIDE qui a proposé la réalisation d’un réexamen complet du réseau du centre-ville en vue de dégager les solutions soit pour temporiser les flux d’eau, soit pour corriger les problèmes des canalisations-exutoires vers le mur drain de la Meuse. Les investissements à réaliser devront alors être inscrit en priorité dans le prochain plan triennal 2013-2015. Les investissements réalisés pour répondre aux problèmes d’égouttage s’élèvent déjà à 450.000 €. Le bourgmestre a souligné que Visé était au départ construite dans la vallée et que son extension vers les hauteurs est en partie responsable de la situation.

Le Collège a alors proposé (point mis en urgence en lien avec ma question) d’acquérir à titre gratuit le bassin d’orage du Hennen appartenant à la Régionale d’Habitations sociales de façon à pouvoir réaliser son entretien afin de le rendre de nouveau fonctionnel. La décision de transfert de propreté a été prise à l’unimité.

Mes commentaires :

1. Les responsables de la majorité actuelle – dont certains sont au pouvoir depuis 36 ans – ont une responsabilité historique dans la façon dont l’urbanisation et l’imperméabilisation du haut de la ville s’est effectuée sans prévoir suffisamment de bassins d’orage, sans une bonne connaissance du réseau, sans décider en temps utile les adaptations à réaliser. 2. La décision de réaliser une étude complète du réseau du centre-ville pour rechercher les solutions est une bonne décision mais elle est tardive. 3. Les travaux de renvoi d’une partie des eaux de la Rue de Berneau vers la Rue de la Fontaine lors des travaux réalisés en 2011 auraient dû être précédé d’un examen de l’ensemble des canalisations de la Rue de la Fontaine pour éviter les inondations résultant de bouchons hydrauliques qui se sont répétées. 4. Le fait que le bassin d’orage installé au coin de la Rue du Hennen et de l’Allée des Templiers soit devenu non fonctionnel et que RVH et Ville se soit renvoyée la balle sans agir pose de graves questions de gouvernance d’autant mieux que RVH et Ville sont gérées par la même majorité MR-Cdh. L’acquisition par la Ville du bassin d’orage afin de le dégager et de le rendre de nouveau fonctionnel est une bonne décision – prise suite à ma question – mais de nouveau elle est tardive 5. La politique de la majorité se révèle ici comme dans d’autres domaines, une politique réacti !ve, de coup par coup sans vision et sans anticipation.

2. Projet d’assainissement du site de Trilogiport – Nouvelle étude et nouvelle enquête publique – Explications ? Risques ?

Justification :

Une étude des sols du site de Trilogiport a été réalisée. Elle révèle notamment une pollution aux métaux lourds et à d’autres substances chimiques dangereuses. Une enquête publique va se tenir. Dans quel cadre va se dérouler cette nouvelle procédure ? Répond-t-elle aux demandes que le Collège avait formulées dans ses avis ? Quels sont les risques pour la population ? Quelle influence cette procédure est-elle susceptible d’avoir sur le projet Trilogiport et sur la validité du permis ?

Développements :

La date de l’enquête est désormais connue. Elle débutera le 28 juin pour se terminer le 13 juillet. Donc comme précédemment dans ce dossier Trilogiport, en plein dans les vacances. Plus de 400 pages à examiner … C’est une fois encore un déni de démocratie. Du reste, cette procédure est totalement surprenante. En effet, lors e la procédure de permis d’urbanisme ; la Région wallonne et le bureau ECOREM avaient conclu qu’il n’y avait pas eu d’assainir. Or, maintenant, ils se ravisent et lancent sur base d’une disposition difficile à appliquer faute des arrêtés d’application (ni la méthodologie liée au Décret sol de 2008 et ni l’agréation des bureaux d’étude devant la mettre en œuvre n’ont été adoptées) un projet d’assainissement volontaire. Ce projet se fonde en outre sur une analyse incomplète de la situation faite en 2009 et qui pèche par un nombre trop faible de forages (60 au lieu des 150 que la méthodologie de caractérisation aurait exigé) et par une ignorance de l’historique riverains qui révèle des déversements de déchets hospitaliers allemands au moment où la gravière a été comblée sur des zones qui n’ont fait l’objet d’aucun prélèvement … D’après mes informations, l’assainissement en projet ne s’attaquerait pas même pas à toutes les zones que l’étude Ecorem initiale a identifiée ! Le document qui a été brièvement présenté lors du comité d’accompagnement du dossier Trilogiport – voir ci-joint – montre que les investigations réalisées – pourtant incomplètes comme indiqué ci-dessus – font apparaître des pollutions en métaux lourds et HAP et plus ponctuellement des pollutions en dichlorométhane, huiles minérales et naphtalène. Tout en relativisant les risques de ces pollutions, Ecorem conclut que l’ensemble du personnel de chantier de Trilogiport ne devrait pas rester plus de 7 h 30 sur le site ( ?!!!), ne devrait pas y manger sur cette période ( !!!) et devrait suivre les mesures de sécurité applicable dans le cadre d’un chantier d’assainissement afin notamment d’éviter toute ingestion directe ou indirecte de particules de sol , qu’il faut limiter les remaniements de terre et les excavations au strict minimum, que les conciergeries doivent être placées sur des parties non remblayées et non polluées, et que lors de l’excavation recommandée de terres polluées, il faudra redoubler de mesures de précaution …

Réponse du Collège

Cette procédure a été préparée par la Région wallonne (Direction des voies hydrauliques, Office wallon des Déchets …) et discutée en Comité d’accompagnement du dossier Trilogiport. C’est le demandeur qui a décidé de la date de l’enquête publique et non la Ville. Vu l’épaisseur du dossier (une grosse farde d’environ 10 cm), et dans la mesure où l’enquête n’est pas encore en cours, il n’est pas possible à la Ville de fournir des appréciations sur les risques éventuels. L’objectif de la procédure vise à réduire les risques juridiques pesant sur le permis Trilogiport pour permettre que le projet se réalise.

Mes commentaires

La situation est grave, les travailleurs comme les riverains sont ou seront soumis aux risques de terres polluées dont la localisation n’est que très incomplètement identifiée, mais qu’à cela ne tienne on organise une procédure « pour du beurre » afin de tenter de corriger un permis accordé sans tenir compte des risques réels. La nouvelle procédure, c’est de l’assainissement « canada dry » pour faire croire que le grave problème de pollution des sols est pris en charge conformément aux obligations légales et européennes.

Je reste évidemment à votre disposition si besoin.

Bien cordialement,

Martial MULLENDERS Conseiller communal